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Un million de raisons de prendre une année sabbatique pour voyager (partie 2)


8. Tes plus belles rencontres ?

Nathalie : Il y en a tellement… Evidemment nous nous sommes fait des amis avec qui nous gardons encore maintenant des contacts. Mais il y aussi eu des personnes avec qui nous avons simplement partagé quelques heures et qui ont aussi à leurs manières marqué et apporté un peu de magie à mon voyage. Et puis il y a le regard de Manuel à Pa’i Puku qui m’a très émue…

Cloé : Les familles d’accueil qui ont été un soutien, qui nous ont boostées et qui nous ont obligées à parler l’espagnol. Ce sont des personnes super qui prennent encore aujourd’hui de nos nouvelles et qui nous considèrent un peu comme leurs filles. Avec les enfants des associations on a retrouvé les câlins et la chaleur qui nous manquait. Et des amis avec qui on parle encore très régulièrement comme Paulina, comme Chris…

9. Qu’est-ce que les familles d’accueil t’ont apporté ?

Nathalie : Beaucoup beaucoup d’amour ! Ce qui est génial c’est que tu rencontres quelqu’un de là-bas qui vit à la manière du pays et qui t’accueille les bras ouverts. Notre maman d’accueil d’Equateur nous cuisinait des plats fabuleux et notre famille chilienne a pris soin de nous d’une manière incroyable ! Et évidemment nos familles d’accueil nous ont fait beaucoup progresser en espagnol.

10. Qu’est-ce que le volontariat t’a apporté ?

Cloé : J’ai découvert que j’aime travailler avec les enfants parce qu’ils m’ont apporté énormément d’affection mais j’ai aussi découvert qu’ils bouffent énormément d’énergie ! (et j’admire toutes les personnes qui travaillent avec des enfants).

Nathalie : Ça m’a permis de me rendre compte de la réalité du pays, qui est bien loin de la réalité des touristes. Nous sommes allées faire du volontariat dans des rues très pauvres, où certains parents n’ont même pas de quoi payer la crèche. C’était dur surtout en tant que suisse qui peut simplement travailler 6 mois pour partir voyager… Mais c’était très enrichissant surtout la joie de vivre des enfants et leurs câlins… Ce sont eux aussi qui font qu’aujourd’hui on parle l’espagnol ! Ils étaient absolument attachants et chaque au revoir était un déchirement pour moi… Le souvenir de l’énorme câlin que nous ont fait les enfants lorsque nous étions retournées les voir au Pérou est encore bien gravé dans ma mémoire !

11. Qu’est-ce qui t’a plus en auberge de jeunesse ?

Cloé : Outre les familles d’accueil qu’on recommande vivement, les auberges de jeunesses ça permet de rencontrer énormément de gens ! Après, en auberge de jeunesse c’est surtout des gens qui voyagent mais c’est génial. C’est une sorte de communauté, des personnes ouvertes et curieuses qui ont la même vision et c’est super d’échanger avec eux et tu peux y faire de très belles rencontres. En général il y a toujours une bonne ambiance et des bons plans pour les visites.

Nathalie : Le fait de faire des rencontres chaque jour. Il y a des gens de partout qui parlent ou pas ta langue (mais ne t’inquiète pas en voyage on trouve tout le temps un moyen de communiquer), qui ont peut-être déjà été là où tu vas ou inversement, en bref du partage… Le fait de pouvoir se cuisiner soi-même, parce que ça fait toujours du bien de manger sa propre nourriture ! Et plus généralement le fait d’avoir sa vie dans son sac à dos, c’était juste génial !

12. Un plat qui t’a marquée ?

Cloé : Les empanadas. Gros coup de cœur, d’ailleurs ça me manque depuis que je suis rentrée en Suisse !

Nathalie : La Chorillana… un plat chilien pas du tout « healthy »… Il s’agit de frites, de saucisses, de viandes, des oignons, des œufs et du pain. La viande d’alpaga…un délice !

13. Peux-tu nous parler de l’espagnol ?

Nathalie : Je suis clairement tombée amoureuse de cette langue ! C’est une langue que je ne veux absolument pas perdre. C’est une langue assez spéciale parce qu’elle est parlée dans beaucoup de pays mais chacun possède ses propres expressions et accents. On a eu la chance de rencontrer des locaux, donc on a pu apprendre des mots de chaque pays.

Cloé : Tu apprends très très vite quand tu es immergée. Après l’italien nous a bien aidées, le français aussi. Mais je me sens plus à l’aise à l’oral. Plus qu’en allemand (que j’ai étudié 13 ans… ). C’est triste à dire mais je suis plus à l’aise parce que je l’ai appris sur place et je l’ai appris en le parlant. Maintenant je me sens un peu moins à l’aise car cela fait plus d’un mois que je ne l’ai pas parlé mais je pense que ça reviendrait vite parce que je l’ai appris vite.

14. Pourquoi partir entre le collège (secondaire) et l’université (tertiaire) ?

Nathalie : Parce que j’étais incapable après 5 ans de collège de me dire « allez, tu as deux mois de vacances et ensuite c’est reparti pour minimum 3 ans d’étude… » J’avais besoin de prendre l’air, d’aller ailleurs et surtout de vivre autre chose que les études ! Et je me suis dit c’est maintenant ou jamais !

Cloé : Parce qu’on s’est dit « c’est maintenant ou jamais ! ». Je pense qu’après l’uni si je fais un bachelor plus un master j’aurai vraiment l’envie de travailler et de gagner ma vie. J’avais besoin aussi moi de cette étape, de me prouver que j’étais capable de partir à l’autre bout du monde, de me débrouiller toute seule avant de vivre toute seule. En plus j’habitais encore chez mes parents et ça c’est super pour mettre de l’argent de côté !

15. D’où t’es venu le besoin de partir ?

Nathalie : Je ne sais pas exactement, j’ai toujours aimé voyagé, partir de la maison même deux, trois jours. Et de voir passer des images d’Amérique du Sud, d’Australie, d’Asie sur Instagram m’a convaincue de partir !

Cloé : J’y ai déjà répondu. Ce besoin d’indépendance, de me prouver des choses à moi-même, de me prouver que j’avais grandi. Tout simplement de voler (ou dans ce cas voyager) de mes propres ailes !

#Argentine #Paraguay #Chili #Pérou #Equateur

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