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10 choses à savoir sur Santiago


Et oui voilà déjà arrivé notre article 10 choses à savoir sur Santiago! Même s'il clôture nos trois semaines de volontariat dans la capitale du Chili, notre visite de ce pays n'est pas pour autant terminée... Nous quittons aujourd'hui Santiago pour traverser les Andes et nous rendre à Mendoza en Argentine. Mais nous comptons bien revenir au Chili dans quelques jours pour découvrir les merveilles du désert à San Pedro d'Atacama! Voyage à suivre ... 😉

1. Sky costanera : Santiago est une ville aux dizaines de buildings. Il n'est donc pas étonnant que ce soit ici qu'ait été construite la plus haute tour d'Amérique du Sud : sky costanera culmine à 300m de hauteur et possède 62 étages.

Pour te donner une idée, le dernier étage de la tour se situe au sommet de la Tour Eiffel. La vue de là-haut est absolument incroyable ! D'un côté le fameux Cerro San Cristobal et toute la ville de Santiago, de l'autre les Andes ! Un spectacle sublime à condition que la ville ne soit pas recouverte de son smog de pollution. L'entrée adulte coûte 7500 pesos le mercredi et 10'000 pesos les autres jours, ce qui correspond à 11 et 15 Frs. L'accès à la Tour est plutôt simple car elle se situe dans un centre commercial très connu de Santiago : le Tobalaba Center. La montée dans la Tour se fait en ascenseur et dure moins de 2minutes alors attention aux oreilles qui se bouchent! Si tu passes par Santiago, n'hésite pas à y faire un tour c'est sans aucun doute un des incontournables de la ville et franchement ça nous a énormément plu !

2. L'Europe à Santiago

Comme nous l'avons déjà un peu expliqué dans notre premier article sur Santiago, nous avons été surprises à notre arrivée de voir la ressemblance marquante avec notre chère Europe. L'architecture est inspirée de nos plus belles villes d'Europe. Et pour ce qui concerne la construction, les chiliens ont tout simplement fait appel à de grands architectes de l'autre côté de l'Atlantique !

Il est donc possible d'observer des bâtiments imaginés par exemple par Gustave Eiffel. Outre l'architecture, les chiliens adorent ce que nous avons en Europe. Tu pourras par exemple croiser des bus touristiques très ressemblants aux fameux bus rouges de Londres, tu trouveras sans soucis des Pubs Irlandais et surtout si tu connais bien la ville de Paris tu ne devrais pas te perdre car Santiago a été construite selon les plans de la capitale française !

3. San Cristobal Le cerro (et oui, encore un! On pourrait même parler de mirador d'ailleurs... 😉) de San Cristobal se situe en plein centre de Santiago, au nord de Bella Vista. Au sommet de la colline trône une vierge Marie qui surplombe du coup toute la ville

Nous y sommes montées à pied (~30 minutes d'un bon pas depuis la station de métro Baquedano). Pour les moins sportifs il existe un ancien funiculaire (que nous avons d'ailleurs emprunté pour descendre) et même un téléphérique qui se rendent au sommet. Durant l'ascension il est spectaculaire de découvrir petit à petit la ville. Par contre arrivées au sommet, malgré un cadre enchanteur en pleine nature avec une douce musique de fond, nous n'avons pas été éblouies. La ville était toute grisouille, totalement recouverte du smog dû à la pollution et le point de vue est quand même bien moins impressionnant que celui que l'on découvre en haut de la tour Costanera!

Malgré tout, la visite sur le cerro San Cristobal est agréable, le funiculaire plein de charme et tu as la possibilité de visiter un zoo, un jardin botanique et un jardin japonais au pied de la colline.

4. Le célèbre coup d'Etat du Chili Il existe une controverse importante quant au coup d'Etat opéré par Pinochet le 11 septembre 1973 . À cet époque, le président du Chili était Salvador Allende, premier président socialiste élu démocratiquement. Ses principales idées étaient de rendre l'éducation gratuite et ainsi accessible pour tous, développer la culture et l'entraide et il avait proclamé une loi qui empêchait tout propriétaire terrien de posséder plus de 81 hectares. Hélas, la présidence de Salvador se déroulait en pleine guerre froide entre la Russie communiste et les États-Unis. Ainsi les US proclamèrent tout gouvernement de gauche ennemi. Ils décidèrent de couler le Chili et Salvador en coupant tout commerce avec ce pays. Le Chili vécut très mal cette pression économique et subit une famine importante qui divisa énormément la population. De nombreuses personnes commencèrent à sortir dans la rue pour manifester. D'un côté les opposants à Salvador qui le tenaient pour coupable de la crise qu'ils subissaient, de l'autre côté les communistes qui estimaient que Salvador n'était pas assez radical dans ses décisions et sa manière de gouverner. Ces deux groupes de manifestants en colère faillirent déclencher une guerre civile. Mais Pinochet, alors gouverneur de l'armée, décida de changer le cours des événements.

Le 11 septembre à 5h du matin Salvador reçut un appel d'un ami pour le prévenir que son armée était en train d'occuper tous les lieux stratégiques et préparait un coup d'Etat. Ils avaient déjà pris possession de la ville portuaire Valparaiso la veille. À 7h Salvador et sa famille arrivèrent au palais du gouvernement entourés de leur garde rapprochée. Salvador était en possession d'un AK47. À 8h Salvador reçut un coup de téléphone sur la dernière ligne du palais qui n'avait pas encore était coupée. On lui proposait de rendre le gouvernement et d'aller prendre un avion avec sa famille en direction de Cuba. Salvador refusa et expliqua que si son gouvernement devait couler ce serait avec lui. Il fit tout de même évacuer sa famille. Un peu avant midi, l'armée commença à bombarder le palais. Salvador transmis en direct sur la dernière radio qu'il possédait son discours d'adieu à son peuple. C'est un discours très touchant et plein d'espoir dans lequel Salvador encourage son peuple à continuer à se battre pour un meilleur avenir tout en sachant que lui va mourir. Vers 14h l'armée entre dans la Moneda pour capturer les derniers survivants et retrouvent le corps sans vie de Salvador. Pinochet le fait évacuer par une petite porte et enterrer près de Viña del Mar où des garde empêcheront quiconque de s'approcher. Aujourd'hui, il existe une grande séparation au Chili car une partie de la population soutient que Pinochet les a sauvé de la crise économique tandis que l'autre partie ne voit en lui que le dictateur qu'il fut pendant 17ans et les nombreux assassinats qui ont eu lieu sous son règne. Les partisans de Pinochet croient sa version qui dit que Salvador s'était suicidé avec sa propre arme pour ne pas avoir à affronter l'armée. Tandis que les partisans de Salvador pensent qu'il a été assassiné.

Après ce coup d'Etat, Pinochet a pris la tête du Chili et y a installé sa dictature pendant 17ans. Mais ceci est une autre partie de l'histoire...

5. Les chiens : Comme dans toutes les grandes villes d'Amérique du Sud, il y a beaucoup de chiens dans les rues. Mais au contraire de Cusco par exemple, ici ils ne sont pas mal vus des habitants, au contraire la plupart est soignée et nourrie.

Les habitants avaient l'habitude à la campagne de laisser gambader leur chiens librement et lorsque Santiago s'est formée, les propriétaires ont gardé cette habitude. Ainsi, pleins de chiens se ballandent librement en ville même s'ils ont un propriétaire. A l'époque de la dictature, une loi a été mise en place pour récupérer tous les chiens "errants" afin d'avoir une ville belle et propre. Mais les habitants étaient trop attachés à eux et ils les protégeaient en les faisant rentrer dans leur maison au moment où le camion passait pour les chercher ! Ce fut un fiasco total et la loi fut levée quelques temps après. C'est pourquoi tu pourras observer beaucoup de chiens avec des colliers qui se promènent malgré tout en ville.

6. Café con piernas Durant les années soixante, le café avait de la peine à s'imposer au Chili. Sous l'influence des hommes d'affaires anglais, le pays avait fait du thé sa boisson nationale et aujourd'hui encore les chiliens prennent le thé (on retrouve souvent le twinnings) tous les jours. C'est pourquoi l'industrie du café a eu une idée pour faire venir les clients dans ses établissements. En 1970 s'ouvre le premier café Haïti, café où l'uniforme des serveuse était une mini-jupe! D'où le nom café con piernas (qui signifie jambes) car on voyait les jambes des serveuses. Cette idée était révolutionnaire et provocatrice pour l'époque et l'industrie du café a bien réussi son coup de pub! Tout le monde s'est mis à parler du café Haïti et de nombreux hommes ont commencé à s'y rendre par curiosité. Aujourd'hui les cafés con piernas sont banalisés à Santiago et d'autres villes du Chili ont repris l'idée. Tout le monde s'y rend et plas seulement les hommes. Les cafés ont par contre gardé leurs particularités de l'époque: ils sont ouvert de 8h à 20h, on y consomme debout, ils ne vendent pas d'alcool et les serveuses sont en petite tenue (parfois même topless mais dans ce cas là, les devanture sont cachée par des rideaux).

7. Marijuana Lorsque tu te ballades dans les rues de Santiago, tu risques d'être étonné par le nombre de personnes qui vendent ouvertement de la marijuana, des joints, des bangs etc... Mais la vente de marijuana n'est pas légale au Chili, ni même sa consommation. Il existe une loi un peu paradoxale qui permet la vente seulement des graines de cannabis! Pourtant la plantation de cannabis n'est pas légale non plus... Les autorités justifient cette loi en expliquant que certaines personnes collectionneraient tout simplement ces graines et qu'elles sont dans leur droit. Bref, dans la pratique tu verras qu'à force les policiers ne réagissent même plus face au vendeurs de rue ( oui c'est aussi interdit de simplement vendre des trucs dans la rue) et ne créent pas de problèmes tant que tout reste calme et sans débordement.

8. La langue Alors comment dire... Nos premières heures au Chili ont été un peu compliquées car nous avons découvert un espagnol assez différent de celui que nous connaissions au Pérou et en Equateur. Les Chiliens parlent déjà très vite et ils ont la mauvaise habitude de ne pas prononcer les <<s>> à la fin ou parfois même au milieu des mots. En général il coupent ou ne prononcent pas tous les mots (comme nous lorsque nous parlons français au final). Il a donc fallu quelques temps à notre oreille pour s'habituer à leur accent et encore maintenant nous n'arrivons pas forcément à suivre une conversation entre deux chiliens. Pour ce qui est des expressions typiques au Chili, elles sont nombreuses! Pololo pour petit-ami, l'interjection cachai souvent employée pour dire "tu comprends?", lorsqu'on va boire un verre ce sont des copete, sortir entre ami devient caratear et l'intersection hojala aux consonances arabes signifie "si seulement". Finalement, les chiliens ont une monnaie relativement faible, ainsi 1000 pesos chiliens correspondent à un peu moins de 2 francs. Pour se simplifier la vie ils ont donc inventé deux mots pour parler d'argent sans parler de milliers : un louca correspond à 1000 pesos et une gamba correspond à 100 pesos.

9. Nourriture :

Comme tu dois l'avoir compris, tu ne manqueras pas à cette partie sur la nourriture ! Cette fois-ci nous avons pensé à faire quelques photos avant de nous jeter sur la nourriture... Voici donc quelques plats typiques du Chili. La chorillana, il s'agit d'un plat de frites recouvertes de viande, de saucisses, d'oignons frits et d'oeufs. Totalement healthy comme on dit... mais absolument délicieux !

Dans le même genre, les restaurants proposent souvent à leur carte ce qu'ils appellent des "completos". C'est en fait tout simplement un hot-dog mais avec de l'avocat...

Un autre plat que nous avons déjà pu goûter au Pérou, le dulce de leche, que l'on appelle ici "manjar". Il s'agit tout simplement de crème de lait, un pur délice (à nouveau top pour nos hanches...). Cette merveille peut être mangée sur du pain ou sous forme de biscuit ! Accroche toi bien, il reste encore deux plats plutôt typiques et ensuite on s'attaque aux boissons ! Le premier est l' "empanada de pino". Ce sont des empanadas à base de différentes viandes, oignons et œufs. Ça ne nous a pas trop convaincue mais ici les chiliens en raffolent. Et enfin le dernier plat typique que nous avons goûté est le "pastel de choclo". C'est un plat avec une enveloppe de mais (un peu comme de la polenta sucrée) avec de la viande a l'intérieur. Conseillé à tous ceux qui aiment le sucré-salé. Et maintenant, en ce qui concerne les boissons, comme au Pérou, dans la plupart des bars tu trouveras ce qu'ils appellent des Piscolas (Pérou libre), c'est-à-dire un mélange 50/50 de pisco et de Coca-Cola. Tu pourras aussi sans doute trouver des Pisco Sour (qui est aussi beaucoup bu au Pérou, les deux pays se bagarrent d'ailleurs pour savoir d'où il vient vraiment...). La seule différence notable, outre le type de pisco, est le fait qu'au Chili ils ne mettent pas d'oeuf !

Et enfin sí tu viens au Chili il ne faut surtout pas que tu passes à côté du Terremoto. Il s'agit tout simplement de vin blanc mélangé à du sorbet ananas et du sirop grenadine ! Un pur régal ! Sans transition aucune passons aux tremblements de terre ;)

10. Les tremblements de terre :

Comme tu le sais peut-être, le Chili se trouve sur une zone très sismique et quand je dis cela c'est pour dire que le sol tremble tous les jours. Ce qui est plutôt inhabituel pour nous petites suissesses... Attention quand je dis "tous les jours" pas de stress ce ne sont que des secousses de 3-4 degrés sur l'échelle de Richter, ce qui n'est absolument rien pour le pays ! Mais les Chiliens sont habitués à vivre des grandes secousses environ chaque 2-3 mois et c'est donc aussi pour cela que tous les édifices ont été construits avec des normes sismiques très strictes ! Nous avons eu la chance, si c'en est une je ne sais pas, de vivre une secousse de 7 sur l'échelle de Richter. Nous étions à ce moment là chez notre famille d'accueil au 15ème étage. C'est très impressionnant de sentir le tremblement et de voir les meubles bouger mais ce qui l'est encore plus c'est que même à ce degré là il n'y a aucun dégât, même pas une figurine en porcelaine qui tombe de l'étagère !

Je ne suis pas spécialement à l'aise avec les tremblements alors entendre la voix de notre maman d'accueil crier "chicas es normal, vengan por allí" et de recevoir un message d'une autre amie chilienne m'ont un peu rassurée ! Ils sont d'un calme impressionnant alors que nous ne pouvons même pas imaginer les dégâts qu'il y aurait en Valais avec un tremblement de cette ampleur ! Mais sache qu'avec le temps tu t'habitues et tu ne sens même plus les secousses... Pour te dire, nous étions dans une rue de Valparaiso lorsqu'il y a eu une deuxième secousse plutôt forte de 5,6. Cloé n'a rien senti mis à part mon bras s'accrocher à son épaule et mon cri dans ses oreilles... (hé hé je n'ai pas dit que tout le monde s'habituait aux secousses...)

Voilà, c'est déjà la fin... nous espérons que ces quelques articles sur Santiago et ses alentours t'ont plus et nous, nous partons pour de nouvelles aventures pour ces deux petits mois qui nous restent sur ce continent merveilleux !

#Chili

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